Biennale de la danse au Congo : la scène chorégraphique s'anime à Brazzaville
Brazzaville s'apprête à devenir le carrefour incontournable de l'art gestuel.
MUSIQUE


Du 19 au 26 septembre, la capitale congolaise accueillera la toute première édition de la Biennale de la danse, un événement culturel d'envergure placé sous la thématique inspirante « Corps, racines et futurs ». Durant une semaine entière, plusieurs espaces culturels emblématiques de la ville, tels que l'Institut français du Congo, le centre Kundi et le centre d'art Diangouaya, vibreront au rythme des prestations d'artistes venus des quatre coins du globe.
Conçu comme un véritable tremplin pour la création contemporaine, ce rendez-vous ambitieux se donne pour mission de valoriser le talent des chorégraphes locaux tout en leur offrant un rayonnement international. Le festival entend propulser les jeunes talents émergents et encourager l'éclosion d'œuvres engagées, capables de questionner les enjeux sociétaux actuels à travers l'expression corporelle.
Une programmation éclectique et internationale
Pour cette grande première, le festival propose une diversité stylistique remarquable. Le public aura l'occasion d'explorer une vaste palette de disciplines, allant des danses traditionnelles aux rythmes urbains, en passant par des créations contemporaines, hybrides ou résolument expérimentales.
Au terme d'un processus de sélection rigoureux, douze propositions artistiques portées par des compagnies nationales et internationales ont été retenues pour composer l'affiche officielle :
Représentations congolaises : Les créateurs locaux occuperont une place centrale avec des œuvres engagées et poétiques. La compagnie Piiramiid présentera Les vides denses, tandis qu'Arnold Mahoukou questionnera l'écologie avec Zéro déchet. Le groupe Tumamana proposera Corps racine transe, suivi par la compagnie Danse soleil d'Afrique avec Il parle, je danse, et le collectif LoubMass qui dévoilera la création Lusambulu.
Scène africaine et régionale : La République démocratique du Congo voisine sera représentée par la compagnie Danse trajectoire avec la pièce Encre. Le Cameroun participera avec Identité, une œuvre signée Larisa Ebong, tandis que les Comores seront portées par le chorégraphe Salim M'ze Hamadi et sa création solo L'expat.
Ouverture internationale : L'événement accueillera également des projets issus de la diaspora et de la scène internationale. La France sera présente avec trois créations distinctes : Le tribunal de ma conscience par la compagnie Monana, Ceci n'est pas une femme blanche de Marion Alzieu, ainsi que le projet Congo ka boyé porté par le collectif "Danse incolore". Enfin, le Canada enrichira la programmation grâce à la compagnie Danse Nyata Nyata et son spectacle Kinsemi.
Un espace de perfectionnement et de transmission
Au-delà des spectacles ouverts au grand public, la Biennale de la danse au Congo se veut un lieu d'apprentissage et d'échange professionnel. En amont du festival, plusieurs résidences de formation ont été ouvertes afin de permettre aux danseurs et chorégraphes régionaux de perfectionner leurs créations.
Grâce au compagnonnage de mentors et d'experts internationaux, les compagnies locales bénéficient d'un accompagnement sur mesure pour affiner leur technique, travailler la scénographie et mûrir leur démarche artistique. Cet environnement de travail collaboratif garantit non seulement un haut niveau d'exigence sur scène, mais pose aussi les jalons d'une structuration durable du secteur de la danse dans le bassin du Congo.
