FESLAM 2026 : à Yaoundé, la 3ᵉ édition du Festival Larmes de Maman met « la main sur le cœur » des démunis

Du 14 au 16 août 2026, la 3ᵉ édition du FESLAM a réuni culture et solidarité au Musée National de Yaoundé, au profit des enfants orphelins et des personnes démunies.

PATRIMOINE

Guy Etom

8/19/20262 min read

Du 14 au 16 août 2026, l'esplanade du Musée National de Yaoundé s'est transformée en un espace de partage, de lecture et de solidarité. Placée sous le haut patronage du Ministère des Arts et de la Culture (MINAC) et organisée sous le contrôle de CAMELOT HOPE, la 3ᵉ édition du Festival Larmes de Maman (FESLAM) a réuni culture, engagement social et beauté autour d'un thème fédérateur : « La main sur le cœur : Ensemble donnons le sourire aux démunis ».

Trois jours de partage sur l'esplanade du Musée National

Pendant trois jours, le cadre habituellement dédié à la contemplation des collections patrimoniales du Musée National de Yaoundé a pris des allures de lieu de vie et de rencontre. Le FESLAM, dont le nom résonne comme un hommage à la figure maternelle et à ses sacrifices silencieux, a fait de cet espace un carrefour où se sont mêlées les voix des enfants, les pages des livres et les échanges entre générations.

Pour cette troisième édition, les enfants orphelins ont occupé une place centrale dans la programmation. Autour d'une bibliothèque mobile installée sur l'esplanade, de jeunes lecteurs ont participé à des ateliers de lecture, joué et échangé, plongés dans un univers où l'imagination devient un outil de reconstruction. Un moment en apparence simple, mais chargé de sens dès lors que les enfants se mettent à raconter ce qu'ils découvrent dans les livres : l'occasion, pour chacun, d'apprendre, d'imaginer et surtout de retrouver le sourire.

Un festival qui ne se limite pas aux animations

Au-delà de sa dimension festive et culturelle, le FESLAM porte un volet caritatif assumé. L'événement cherche à soutenir les personnes vivant en situation de précarité, en particulier les enfants orphelins et les personnes âgées, deux catégories souvent reléguées en marge des dynamiques sociales.

Le thème retenu pour cette édition, « La main sur le cœur : Ensemble donnons le sourire aux démunis », résume l'ambition du festival : conjuguer culture, solidarité, beauté et engagement social dans un même mouvement. Des temps d'échange et de conférences ont par ailleurs donné la parole aux acteurs de l'événement, avec des discussions centrées sur la solidarité, la place de la culture dans le tissu social et la nécessité de transmettre des valeurs d'entraide aux jeunes générations.

Une organisation sous double égide

La tenue de cette 3ᵉ édition s'est appuyée sur une double garantie institutionnelle. D'un côté, le haut patronage du Ministère des Arts et de la Culture (MINAC) inscrit le FESLAM dans le paysage culturel officiel du Cameroun. De l'autre, le pilotage opérationnel assuré par l'organisation CAMELOT HOPE traduit la volonté de professionnaliser un événement à vocation humanitaire, en lui donnant un cadre structuré d'année en édition.

Ce choix de lieu, le Musée National de Yaoundé, n'est pas anodin : en associant patrimoine et solidarité, le festival invite le public à réfléchir sur les liens entre mémoire culturelle et engagement envers les plus vulnérables.

Ce qu'il faut retenir

En trois jours, le FESLAM 2026 a confirmé sa vocation : offrir un espace où la culture devient un vecteur de solidarité concrète. À travers la lecture, les échanges et les temps de rencontre avec les enfants orphelins et les personnes âgées, cette 3ᵉ édition a rappelé qu'un festival peut être, au sens propre, une main tendue vers ceux qui en ont le plus besoin.